France
Breitenbach
Occupation totale: 3.535 victimes
Occupation totale: 3.535 victimes
Adresse
Rue Brechenmacher
Breitenbach
France
Département du Haut-Rhin 3 362 morts de guerre allemands Première Guerre mondiale 173 morts de guerre allemands Seconde Guerre mondiale Le cimetière militaire allemand de Breitenbach a été créé en décembre 1920 par les autorités militaires françaises comme cimetière collectif pour les soldats allemands tombés au combat. Il s'étendait dans un rayon allant jusqu'à 35 kilomètres sur 66 localités ou quartiers, de Riquewihr (Reichenweier) au nord jusqu'aux portes de la ville de Cernay (Sennheim) au sud, en passant par Neuf-Brisach (Neuf-Brisach) sur le Rhin. La plupart des morts provenaient des zones de combat de la haute vallée de la Fecht et de ses vallées secondaires à l'intérieur de la crête des Vosges. D'autres transferts ont également eu lieu depuis la vallée de la Lauch, située plus au sud. Une petite partie de ceux qui reposent ici ont perdu la vie lors des premiers combats frontaliers début août 1914 ainsi que lors de la contre-attaque allemande jusqu'à la crête des Vosges fin août - début septembre 1914. La majorité est cependant morte lors des combats d'octobre 1914 à fin 1915 ainsi que lors de la défense contre l'offensive française en juillet et août 1915. Les combats de position qui ont duré jusqu'à la fin de la guerre en 1918 ont également fait constamment de nouvelles victimes. Au total, des morts appartenant à 14 régiments d'infanterie et d'artillerie différents reposent ici. En particulier les morts des régiments d'infanterie bavarois 18, 19, 22 et 23 avec un total de 631 morts. Les victimes appartenaient en outre à des unités dont les garnisons d'origine se trouvaient dans le Bade, le Wurtemberg, la Westphalie, la Frise orientale, le Hanovre, le Brunswick, le Brandebourg, la Poméranie, la Prusse occidentale, la Saxe et l'Alsace. Travaux de remise en état entre les deux guerres Les premiers travaux d'amélioration de l'état du cimetière ont été réalisés par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge sur la base d'un accord conclu en 1926 avec les autorités militaires françaises. en 1928, les travaux de pierre et de terrassement commencèrent. Les rangées de tombes aménagées en terrasses furent dotées de murs de soutènement et les tombes communes de bordures en pierre naturelle. Le champ de tombes fut délimité par des plantations d'arbres et d'arbustes par rapport à la campagne environnante. La terrasse supérieure a été dotée d'une haute croix en bois. Cependant, le problème d'un marquage durable des tombes resta tout d'abord irrésolu en raison du manque de devises et de la Seconde Guerre mondiale qui éclata en 1939. Aménagement définitif Après la conclusion de l'accord franco-allemand sur les sépultures de guerre du 19 juillet 1966, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V. - soutenu financièrement par le gouvernement fédéral - put procéder à l'aménagement définitif des cimetières militaires allemands de la Première Guerre mondiale en France. Auparavant, de jeunes bénévoles du Volksbund avaient déjà commencé des travaux de jardinage. en 1978, les plaques funéraires provisoires en bois ont été remplacées par des croix en métal sur lesquelles sont gravés les noms et les dates des soldats qui y reposent. Les bénévoles ont posé sur les tombes les fondations en béton de 35 kilos nécessaires, dont le transport avait été pris en charge par l'armée allemande, et ont également participé à la rénovation des murs de la terrasse. La croix haute en bois qui tombait en ruine a été remplacée par une croix en acier forgé. Une nouvelle entrée avec un portail et des murs d'aile en pierre naturelle a remplacé l'accès provisoire précédent. Sur les 3.362 morts de la Première Guerre mondiale, 2.277 reposent dans des tombes individuelles ; 27 d'entre eux sont restés inconnus. Dans quatre tombes communes reposent 1.085 morts de guerre, dont 103 sont restés inconnus. Pour des raisons religieuses, les huit tombes de personnes de confession juive ont été marquées d'une stèle en pierre naturelle au lieu d'une croix. Les caractères hébraïques indiquent : 1. (en haut) "Ici repose enterré... ." 2. (en bas) "Que son âme soit intégrée dans le cercle des vivants"